Reprise. Sur le flanc depuis plus de trois mois, le pro caennais fait sa rentrée demain au Tour du Picardie. Impatient, mais sans prétention.
Entretien
Fabien, où en êtes-vous après vos deux opérations d'un kyste ?
Je sors d'une période de travail en intensité. Depuis une dizaine de jours, j'ai enchaîné les longues sorties de 5-6 heures. J'ai évidemment perdu en musculature, en souplesse de pédalage aussi.
À quand remonte votre dernière course ?
Au grand prix d'ouverture à La Marseillaise, le 1er février... Même si j'ai repris dimanche dernier, en m'alignant sur une cyclosportive, la Hutchinson à Montargis, où j'étais invité par le sponsor de mon club. J'ai fini les 160 km dans le paquet de tête à 40 km/h de moyenne, sans participer au sprint. Les deux premières heures ont été dures, après j'ai retrouvé des sensations. Comme celle de rouler en peloton.
Qu'espérez-vous du Tour de Picardie ?
Mon but sera d'éviter le gruppetto. Il est prévu que je fasse les deux 1ers jours, pas les deux demi-étapes du dimanche. Je ne me fixe pas d'objectif élevé, sinon ça va m'énerver car je ne pourrai pas le tenir. Je sais que je vais souffrir.
Quel sera donc votre 1er grand objectif ?
Paris-Roubaix espoirs, le 31 mai, une manche de Coupe du monde. C'est une course qui m'a toujours motivé depuis ma victoire en juniors, en 2007. Mais je pense que je serai davantage prêt pour les championnats de France à Saint-Brieuc, fin juin, après avoir couru la Route du Sud.
Roubaix-Lille Métropole, votre nouveau club, ne vous met pas trop la pression pour revenir ?
Non, mais je sais qu'on m'attend. La preuve, c'est que depuis dix jours, le manager de l'équipe m'appelle tous les jours...